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Superficie :
164 000km²
Littoral : 1 300 km
Climat : méditerranéen au Nord
et le long des cote, semi-aride à l'intérieur et au sud.
Température moyenne de jour : 26° en automne, 16° en hiver, 25° au
printemps, 31° en été.
Langue : arabe. Le français,
enseigné dès l'école primaire, est souvent parlé couramment.
Religions : musulmans (98% de la
population), juifs, chrétiens.
Population : 9,5 millions
d'habitants en 2000.
PIB par habitant : 2700 DT en
2000.
Taux de scolarisation : 99% des enfants de 6 ans (même pourcentage
filles et garçons).
Taux d'alphabétisation : 68,3%.
Monnaie : le dinar tunisien (=
environ 0,7 euro), divisé en 1 000 millimes. Le Dinar ne peut ni
être importé, ni exporté. Change sur place dans les banques
(fermeture à 16h00 le vendredi, à 14h30 pendant le ramadan, à 11h30
en juillet et août) et dans les bureaux de change des hôtels et
aéroports.
Repos hebdomadaire :Le samedi après-midi et le dimanche (ainsi que
le vendredi après-midi dans les administrations).
Heure : GMT + 1
Jour de fermeture des musées : le lundi.
Téléphone : 216 + indicatif de
zone (1 chiffre) + numéro à 6 chiffres.
Formalités : passeport valide
(carte d'identité pour les groupes ou avec une réservation d'hôtel)
; aucun vaccin obligatoire.
Voltage : 220 V
Accès par avion : aéroports
internationaux à Tunis, Monastir, Djerba, Sfax, Tozeur, Gafsa et
tabarka.
Accès par bateau : port de
Tunis-la Goulette depuis Marseille (22 heures de traversée) ou
gênes. En haute saison, liaisons entre Kélibia et Trappani (Sicile).
Accès aux zones sahariennes : uniquement en groupe et par convoi.
Prévenir au préalable le poste de la Garde National à Médenine. |
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Carthage
Kart Hadasht, en phénicien ( ville neuve), Karthago en latin, naquit
en 814 av. J.-C. à l’initiative d’Elissa, la princesse phénicienne
de Tyr. Fondé ex-nihilo, sur un terrain d’une superficie égale à
l’étendue d’une peau de bœuf, le site prospéra d’autant plus vite
que ses occupants étaient des commerçants - nés! En effet, à
l‘instar de leurs ancêtres phéniciens, les Carthaginois sillonnaient
les mers achetant aux uns ce qu’ils vendaient aux autres, toujours
avec profit!
Ainsi, ils commerçaient avec les populations méditerranéennes
(Grecs, Romains, Etrusques ) et avec celles, plus méridionales,
installées les unes à la lisière du Sahara, les autres, au delà. Aux
premiers, ils fournissaient surtout les métaux, matières premières
qu’ils savaient chercher aussi bien du côté de l’Espagne que du côté
de l’Angleterre, en Cornouaille; aux seconds (Berbères, Numides et
Africains), ils livraient des tissus, de la céramique, de la
verroterie et quelques autres pacotilles.
Un tel esprit d’entreprise, bien entendu, ne pouvait qu’entraîner la
prospérité de cette Carthage devenue rapidement l’un des plus grands
pôles économiques de la Méditerranée. Cependant, la civilisation
carthaginoise brillait aussi d’autres éclats si nombreux et si
divers que nous ne pouvons tous les énumérer ; ne doit-on pas à un
de ses fils, Magon, cette brillante encyclopédie d’agronomie dont le
Sénat romain ordonna la traduction au lendemain de la troisième
guerre punique?
Navigateurs nés, les Carthaginois constituèrent une véritable
Thalassocratie ; cependant, en ce domaine de la marine — qu’elle fût
marchande ou militaire - leur génie profita aussi aux autres
peuples. Sillonnant les mers, atteignant des destinations
éparpillées en Europe, en Asie et en Afrique, ils étaient de
véritables courroies de transmission et de diffusion du savoir et de
la technologie !
L'afrique romaine
Entrée sous le giron Romain en 146 av. J.-C., au lendemain de la
troisième guerre punique, l’Afrique allait rester romaine jusqu’à
l’arrivée des Vandales en 429-439; déclarée ager publicus populi
romani, c’est à dire propriété du peuple romain, elle fut d’abord
une petite province de 25 000 km² essentiellement articulée sur la
vallée de la Medjerda et de l’oued Meliane ainsi que sur la région
du Sahel ; ensuite, elle gagna en superficie, évoluant en une grande
unité qui couvrait et débordait la Tunisie actuelle. Riche en
péripéties de toutes sortes, ce processus se traduisit par de
nombreuses interactions culturelles qui aboutirent à la formation
d’une civilisation particulière où voisinent harmonieusement des
valeurs africaines carthaginoises et numides — et romaines!
Aujourd’hui, s’agissant des vestiges de cette longue période, les
archéologues tentent de mettre les bouchées doubles en fouillant
mais aussi en prospectant un pays dont le potentiel archéologique
est à la mesure de son passé: grandiose!
La richesse de la Proconsulaire est devenue un lieu commun;
toutefois, plus que par les propos des auteurs de l’Antiquité, cette
prospérité est aujourd’hui révélée par le sol tunisien qui, jour
après jour, au fil des travaux des archéologues, ne cesse de nous
livrer ses richesses: des milliers de sites allant de la cité à la
villa, des milliers de pavements de mosaïque, des milliers
d’inscriptions, des objets aussi beaux les uns que les autres…
En ces temps comme auparavant, les Africains surent prendre et
donner et ce dans tous les domaines de la vie: architecture,
sculpture, lettres… Gagnés au christianisme, ils y entrèrent si bien
que l’Eglise d’Afrique en vint à rivaliser avec celles d’Occident et
d’Orient. Carthaginois était tertullien, Carthaginois était Saint
Cyprien!
Toutefois, victime de sa réputation de grenier, l’Afrique éveilla la
convoitise des Germaniques, les Vandales qui en 429 franchissent le
détroit de Gibraltar. La Tunisie était l’eldorado recherché; en 439,
ils s’y installèrent pour un siècle, le temps d’être délogé à leur
tour par les Byzantins venus d’Orient!
Temps difficiles que ces V-VI e sièclesqui enregistrèrent un retour
en force des tribus berbères ainsi qu’une sorte de “guerre de
religion” entre les Vandales ariens et les Africains catholiques.
Cependant, bien que l’Africa ne brillait plus de ses feux d’antan,
le pays avait gardé d’importantes potentialités; l’huile et la
céramique des steppes tunisiennes continuaient à inonder les marchés
méditerranéens!
De cette période de l‘Antiquité tardive, la Tunisie a gardé de
nombreux vestiges, notamment des forteresses et des fortins érigés
par les Byzantins à Ammaedara
( Haïdra ), Thignica ( Aïn Tounga ), Sufetula ( Sbeïtla) et
ailleurs… Aussi, sont de cette époque - paradoxe de ces temps
troubles- de nombreux trésors monétaires en or aujourd’hui exposés
dans les musées, particulièrement à celui de Mahdia!
La Tunisie médiévale
Secoué par les attaques berbères, miné par les querelles
religieuses, le pouvoir byzantin en Afrique était d’autant plus
affaibli qu’en 647, à Sufetula ( Sbeitla), dans le centre- ouest de
la Tunisie, Abdallah ibn Saad défit les armées du Patrice Grégoire
et repartit avec un énorme butin; cinquante ans plus tard, achevant
l’œuvre de ses prédécesseurs, Hassan ibn Nooman vient à bout de
carthage, ultime bastion byzantin.Désormais, au latin allait
succéder l’Arabe et au christianisme l’Islam!
Passé un VIIIe siècle pendant lequel se succédèrent les gouverneurs
orientaux, apparurent en 800 les Aghlabides, princes locaux jaloux
de leurs prérogatives et agissant en véritables dynastes; ainsi, ils
veillèrent sur la Tunisie en prévenant toute attaque byzantine par
mer et hérissèrent la côte de ribats, tels ces beaux monuments que
l’on connaît aujourd’hui à Sousse et à Monastir; de même,
lieutenants de l’Islam, ils embellirent certaines mosquées — celle
de Kairouan en tête — et en construisirent d’autres…De leur temps,
Kairouan et Raqqada brillèrent d’un éclat particulier…
En 909, la Tunisie échut aux Fatimides, des chiites portés au
pouvoir par une partie des Berbères de l’Algérie, les Kutama …
Au départ installés à Raqqada, fondée par leurs prédécesseurs, ces
nouveaux arrivants créèrent leur propre capitale, Mahdiya, dont le
site sied fort bien aux ambitions de cette dynastie qui rêvait de se
porter à la tête de tout le monde musulman! En 973 installés en
Egypte, les Fatimides laissèrent l’Afrique aux soins de leurs
lieutenants zirides ( 973-1050 ).
De ces temps, nombreux sont les vestiges archéologiques: monuments
religieux, palais, monuments hydrauliques mais aussi de beaux objets
notamment céramiques, des plats d’une beauté remarquable …
Histoire moderne et contemporaine
A la fin du XVIe siècle, suite à l'intérêt accru des Turcs pour la
Méditerranée occidentale, la Tunisie devint une province de l'Empire
ottoman. Après quelques années d'une administration turque, son
gouvernement fut confié à un dey (1590), puis à un bey, Murad 1er
qui fonda une dynastie. Sous les Muradites ainsi que lors des
premiers règnes de leurs successeurs husseinites, la Tunisie connut
un incontestable essor économique. Mais en 1881, profitant d'une
situation de crise et prenant prétexte d'une incursion khroumire en
Algérie, Jules Ferry décide d'une expédition punitive qui débouche
sur un traité de protectorat (12 mai 1881), une colonisation dont la
Tunisie ne se débarrassa qu’en 1956. Dès lors, indépendante, elle
court vers un progrès dont on ne cesse de saluer la consistance ;
sereine, elle perpétue sa tradition de tolérance et d’ouverture sur
le monde.
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